Qu'est-ce qu'un vice caché sur un véhicule ?

La loi impose à tout vendeur, professionnel ou particulier, une garantie contre les défauts cachés du véhicule qui le rendent impropre à l'usage auquel il est destiné, ou qui diminuent tellement cet usage que l'acheteur ne l'aurait pas acquis ou en aurait donné un moindre prix, s'il les avait connus. C'est la garantie légale des vices cachés, particulièrement fréquente en matière de vente de véhicules.

Les défauts automobiles les plus fréquemment concernés

Quatre conditions doivent être réunies

Pour que la garantie s'applique, le défaut doit être caché, c'est-à-dire non décelable lors d'un essai routier ou d'une inspection normale au moment de l'achat, par un acheteur normalement diligent. Il doit exister avant la vente, même s'il ne s'est révélé qu'après, par exemple à l'occasion d'une panne. Et il doit être suffisamment grave pour affecter significativement l'usage du véhicule et non pas, relever d'une simple usure normale, liée au kilométrage ou à l'âge du véhicule. Il doit être ignoré de l'acheteur au moment de l'acquisition.

Cependant, le vice caché ne résulte pas de pratiques du vendeur, pour le dissimuler : il s'agit dès lors, d'une manœuvre dolosive, qui a pour effet, de vicier le consentement de l'acquéreur et par conséquent, annuler la vente.

Vice caché ou défaut de conformité : une distinction qui compte

Ces deux notions sont souvent confondues mais répondent à des règles différentes. Le défaut de conformité concerne un véhicule qui ne correspond pas à ce qui avait été convenu avec le vendeur, alors que le vice caché, concerne un défaut affectant l'usage du véhicule, indépendamment de sa conformité à la commande. Le fondement juridique et les délais applicables diffèrent selon le cas, ce qui rend cette qualification déterminante dès le début du dossier, après l'examen par notre Cabinet.

L'expertise automobile : la clé pour prouver le vice caché

La difficulté principale, dans la plupart des dossiers, consiste à démontrer que le défaut du véhicule existait déjà au moment de la vente. En effet, une simple suspicion n'est pas une preuve, ni même un ou plusieurs devis établis par des réparateurs, dont l'impartialité risque d'être questionnée, en raison du potentiel intérêt dans la réparation de l'automobile concernée.

Alors qu'une expertise automobile indépendante, diligentée par un professionnel indépendant et impartial, permet d'établir non seulement la réalité du vice caché mais aussi, les éléments techniques le caractérisant.

Deux issues possibles pour l'acheteur

Un délai à respecter scrupuleusement

L'action doit être engagée dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice et non pas, de la date d'achat du véhicule. Passé ce délai, l'action devient irrecevable, quelle que soit la gravité du défaut. C'est pourquoi il est essentiel d'agir rapidement dès la découverte du vice caché, par l'intermédiaire de l'expert.

Le rôle de l'avocat dans un dossier de vice caché automobile

Notre Cabinet oriente vers les experts en automobiles de notre réseau, dont la qualité du travail a été vérifiée sur le terrain et supervise les opérations d'expertise.

A la suite de la caractérisation du vice caché et suivant le choix de l'acquéreur, notre Cabinet propose au vendeur, une tentative de solution amiable ou à défaut, engage une action devant les tribunaux.

Un vice caché sur un véhicule, découvert trop tard faute d'avoir agi dans les délais, devient un préjudice définitivement à la charge de l'acheteur.

Une panne majeure est apparue après l'achat de votre véhicule ?

Si votre garagiste suspecte que le défaut semble avoir existé avant la vente, vous êtes peut-être protégé par la garantie des vices cachés. Un premier échange téléphonique avec le Cabinet est gratuit et sans engagement.

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